Poissons

Poissons que l'on rencontre

De A à G

Voir les photos

Nom scientifique : Alburnus alburnus
Famille : Cyprinidés
Autres noms : Abiette, Able, Blanchet, Dormelle, Gobio, Lorette, Mirandelle, Rondin - Anglais : Bleak
Poids maximum : 250 g (15 à 50 g en moy.)
Taille maximale : 20-25 cm (moy. 10 à 18 cm)
Durée de vie : 6-7 ans
Période de frai : Avril à Juin - eau à 15°C
Ponte : 5 000 à 7 000 oeufs

L'ablette possède un corps mince, un dos bleu-vert et des flancs argentés. Sa bouche est plutôt grande et est orientée versle haut, avec une mâchoire inférieure qui dépasse légèrement celle supérieure. Elle vit en surface où elle trouve des insectes.

Implantation

L'ablette est présente partout en Europe à l'exception de la Finlande et de la Norvège, et au sud de l'Espagne, du Portugalet de l'Italie centrale.

Mode de vie

Ce petit poisson aime les rivières lentes et les eaux dormantes et se déplace en nombre. A noter que sa présence indiqueune eau de bonne qualité. Vers l'âge de trois ans, l'ablette commence à se reproduire. Les mâles se reconnaissent à leurs boutons nuptiaux. Lapériode de frai se déroule d'avril à juin lorsque la température de l'eau est à environ 15°C.La femelle dépose de 5.000 à7.000 oeufs, en plusieurs fois, sur un fond de graviers ou de plantes aquatiques près des berges.Omnivore, l'Ablette se nourrit en rivière, principalement de larves d'insectes aquatiques et aériens dérivants sur l'eau. A noter des hybridations possibles avec le Chevesne, le Gardon, le Rotengle et la Brème.

Pêche

S'il est courant de dire que l'Ablette se pêche en surface, il n'est pourtant pas rare de la trouver plutôt entre deux eaux, voirmême au fond. C'est notamment le cas en période hivernale. Elles se retrouvent alors en bancs et prés du fond. Seule une journée bien ensoleillée fera que l'Ablette remontera vers la surface.
Lors d'une partie de pêche vous ferez aussi très attention au poste que vous choisirez. En effet l'Ablette est très méfiante surtout quand les eaux sont très claires. Si elle détecte le moindre mouvement, elle repartira dans un endroit plus sécurisant pour elle.
Une fois trouvé le bon poste, et après votre installation, se pose la question de l'amorçage. Souvenez vous en hivers, l'Ablette est plutôt au fond, l'été elle remonte vers la surface. Alors l'amorce à utiliser n'est pas la même. Soit vous devrez mettre un oeuvre une amorce qui travaille en surface, soit vous opterez pour une amorce avec des produits lourds tels que des argiles ou des terres de couleur. En fonction de la profondeur du coup vous devrez composer un mélange qui travaille à la profondeur voulue.
La couleur de l'eau doit vous orienter vers le choix de la couleur d'amorce la plus efficace. Ainsi, et c'est là une règle suiviepar de nombreux spécialistes de cette pêche, plus l'eau est limpide plus l'amorce est brune et au contraire plus l'eau est chargée plus l'amorce devra avoir une couleur claire.
Une amorce fine de surface fera donc l'affaire et vous pourrez la couper plus ou moins avec une amorce plus lourde, tout en faisant attention à tamiser l'ensemble pour avoir une granulométrie homogène. Avec ou sans produit alourdissant, l'usage de quelques pincées d'Abletix peu favoriser un démarrage rapide de votre pêche.
L'ablette se pêche au coup avec une ligne de 6/100 équipée d'un hameçon de 24 (Voir 26). La plombée groupée à quelques 10 cm de l'hameçon permet un coulée rapide à la profondeur de recherche. Employer le vers de vase ou le petit asticot (pinkies), et pourquoi pas la mie de pain.
Ne pas oublier qu'un coup doit se maintenir et donc qu'il convient de rappeler à chaque lancé. Avec une boulette d'amorce de la grosseur d'une noix plus un peu de fouillis si les touches deviennent moins rapides, vous garderez l'Ablette sur votre coup.
Certains aiment la pécher à la mouche avec un fleuret de 2,50m. Ils utilisent une soie flottante de 8, un bas de ligne à mouche 7X et un hameçon de 18 flanqué d'une mouche sèche ou noyée.
Une amorce pour l'Ablette
1 volume "3000 SENSAS Surface" - 1/2 volume "3000 SENSAS Friture" - En hiver et en eau profonde - 2 volumes de Terre de Somme - En hiver et un fond de 1,50m - 1 volume de Terre de couleur ou de Sablon - En été, le poisson est en surface, donc évitez les produits lourds - Préparez votre coup en jetant 5 boules taille "mandarine" - Rappelez à chaque relance de votre ligne avec 1 boule de la taille d'une noix - Si les touches deviennent moins nombreuses, mettez un peu de fouillis dans vos boulettes de rappel...les Ablettes devraient revenir !

Voir les photos

Nom scientifique : Anguilla anguilla
Famille : Anguillidés
Autres noms : Sili, Franche, Morgain, Margagne, Mourguin, RessortAnglais : Eel - Espagnol :Anguila - Allemand : Aal
Poids maximum : 6-9 kg (moy. 250 g à 1 kg)
Taille maximale : 1 m
Durée de vie : jusqu'à 25 ans
Période de frai : Mer des Sargasses
Ponte : 800 000 à 1 500 000 oeufs env. par Kg

L'anguille est une espèce menacée.
Si l'anguille est classée ici comme poisson d'eau douce, c'est qu'elle y passe la plus grande partie de sa vie. Mais le mystère de son voyage vers la mer des Sargasses est une histoire extraordinaire. Atteignant sa maturité sexuelle entre 8 et 17 ans, l'anguille subit une transformation en préalable à sa migration. Elle devient argenté, prend une tête plus fine avec des yeux qui grossissent. Quelques temps avant le grand départ elle fait en sorte de se constituer le stock de graisse qui lui sera utile pour son voyage qui peut durer 3 ans.

Implantation

L'anguille est une espèce autochtone de nos cours d'eau, de l'Atlantique, la Mer du Nord, la Manche, et la Méditerranée.

Mode de vie

L'anguille est un prédateur et un charognard qui se nourrit principalement la nuit (n'aimant pas la lumière) et utilise pour cela son odorat, très développé. Longtemps considérée comme "nuisible", elle fait l'objet d'une pêche intensive sur toute les phases de son cycle biologique. L'anguille ne reviendra pas des Sargasses car mourant aussitôt le frai passé. Pourtant ses larves (de 7mm au moment de s'engager sur le retour) retrouveront les eaux où leurs géniteurs ont vécu.La civelle fera se long chemin mais rencontrera bien des obstacles (barrages, digues) pour atteindre son lieu de vie.Si ce poisson est doté d'une force en dehors du commun, et donc passionnant à pécher, il n'en demeure pas moins fragile. Ainsi prenez soin de le décrocher sans lui martyriser la bouche, et de vous mouiller les mains avant de le toucher.

Pêche

N'aimant pas du tout la lumière, là où c'est possible sa pêche est à réaliser de préférence de nuit. Dans des eaux profondes et colorées, la pêche de jour peut donner néanmoins de bons résultats. Utiliser une canne à brochet ou à carpe de 3,50m. Sur une ligne de 28/100 placer une plombée de 15g et au bout un hameçon n° 6. Un bon vers ou un poisson mort l'attirera. En Méditerranée, les meilleures saisons pour pécher l'anguille sont l'automne et l'hiver, à l'aube et au coucher du soleil. Le montage courant comporte un plomb hexagonal d'environ 80 grammes, et un bas de ligne de 60 centimètres en Nylon 24 au 30/100, avec un hameçon à tige longue n° 1/0 . Le filet de sardine attire l'anguille comme un aimant.

Voir les photos

Nom scientifique : Aspius aspius
Famille : Cyprinidés
Autres noms : Flèche, Rognard
Poids maximum : 15 kg (3 kg en moy.)
Taille maximale : 1 m (50 à 75 cm en moy.)
Durée de vie : 15 ans
Période de frai : Avril-Mai - eau à 6°C
Ponte : 65 000 oeufs environ

L' Aspe a un corps allongé, légèrement comprimé latéralement. Sa bouche est assez grande et orienté vers le haut, avec la mâchoire inférieure un peu plus longue que la supérieure. Il a un profil de prédateur. Son dos est gris-vert, ses flancs ont des reflets jaunes et son ventre est blanc. Ses nageoires sont grises à brunes et parfois à peine rougeâtres.

Implantation

L'Aspe est présent en Europe centrale et en Europe du Nord-Est, c'est à dire à l'est du bassin de l'Elbe jusqu'à l'Oural et vers le nord jusqu'au sud de la Norvège, en Suède et en Finlande. Si on constate une progression de son implantation vers l'ouest, ce poisson est maintenant bien présent dans la Moselle. Au début de années 90, il a été observé pour la première fois dans le Rhin où il semble de nos jours s'établir de façon durable, y comprit dans certains confluents

Mode de vie

L'Aspe qui fréquente plutôt les zones à brèmes et à barbeaux, est grégaire , surtout très jeune ou il vit en groupe prés des rives, et devient solitaire avec l'age. Il recherche les cours lents des fleuves et s'adapte fort bien dans les eaux des étangs et des lacs.
Ce prédateur est essentiellement piscivore et sait apprécier les gardons, goujons, et les ablettes. Les grenouilles et petits mammifères peuvent figurer à son menu. Lors de la période de frai, d'avril jusqu'à juin, les mâles ont des boutons nuptiaux et la femelle cherchera un milieu propice pour la ponte. Les oeufs seront déposés sur des pierres et des branches.

Pêche

L'Aspe est un poisson de sport, avec de belles sensations pour la capture des spécimens de près d'un mètre. Il est conseillé de le pêcher avec un leurre de surface en faisant des zig-zag.

Voir les photos

Nom scientifique : Barbus barbus
Famille : Cyprinidés
Autres noms : Truitat, Drogan, Dusgan, Tourgan, Drenck, Barbu - Anglais : Barbel
Poids maximum : 9 kg
Taille maximale : 90 cm
Durée de vie : 15 ans
Période de frai : Mai à Juillet
Ponte : 9000 oeufs

Le Barbeau avec son corps fuselé montre sa parfaite adaptation aux rivières animées par un courant plus ou moins rapide. Selon son implantation, sa couleur qui peut être différente est uniforme et légèrement plus claire sur le ventre. Vous trouverez ainsi des barbeaux tantôt "gris", tantôt "verdâtres", et parfois "dorés". Son museau est caractéristique et dépasse nettement sa bouche. A noter que la nageoire dorsale comprend un rayon épineux fortement ossifié.

Implantation

On le trouve dans des eaux claires et sur des fonds de graviers. Le barbeau commun est le plus répandu. Il a trois cousins qui sont :
- le barbeau méridional (plus petit et avec des petites tâches sur les flancs)
- le barbeau ibérique (bien plus petit et plus fuselé)
- le barbeau italien (20 à 40 cm et robe plus sombre que le commun)

Mode de vie

Le barbeau préfère les fonds de cailloux et de sables. Il se nourrit souvent la nuit d'invertébrés dans des eaux peu profondes. Comme la carpe (une cousine de la même famille), le barbeau utilise ses barbillons pour trouver des larves d'insectes, des vers. Ses puissantes dents pharyngiennes lui permettent de déguster aussi les écrevisses et les crevettes d'eau douce.
La période nuptiale est assez agitée. Mâles et femelles se livrent à des courses sans fin, côte à côte. La femelle creuse ensuite une cavité dans les graviers et dépose, en plusieurs fois, 3000 à 9000 oeufs à une faible profondeur. Les mâles libèrent ensuite leur laitance.. Après 10 à 20 jours d'incubation, selon la température de l'eau, les jeunes alevins se cachent sous les pierres, se nourrissent de phytoplancton et de zooplancton puis, devenus fouisseurs ils s'alimentent de proies plus grosses.

Pêche

Voici un poisson qui est un rude adversaire. On le trouve, très rarement en solitaire, dans les cours d'eau vive, donc bien oxygénée, aux fonds sableux ou caillouteux.
Vous pouvez le pêcher à la plombée, sur le fond, avec comme appâts des petits cubes de gruyère, des asticots ou un gros ver. Une autre technique est de le pêcher à l'anglaise.
A la ligne flottante dérivante, autrement dit, à la coullée, vous prendrez soin de bien prendre le fond afin de permettre à l'esche de glisser sur le fond. Cette technique offre l'avantage de couvrir un secteur plus important et ce tout en assurant une présentation très naturelle de l'appât. Vous pouvez très bien amorcer un coup au Barbeau, avec quelques frondes de l'appât utilisé. Quelques morceaux de fromage cuit sur un coup est sélectif. L'amorcage classique est une possibilité. Il faudra juste prévoir un peu de terre si le courant est de la partie..
Une recette simple... 300g de chapelure blonde, 200g de tourteau de mais, 200g de PV1 et 200g de gruyère rapé. Pour ce qui est du matériel, une canne bolognaise robuste de 5 ou 6 mètres est toute indiquée. Le flotteur de 15g devra être choisi, pour ce qui est de sa forme, en fonction du courant rencontré.
Enfin, un corp de ligne de 18/100e, un bas de ligne de 14/100e et un hameçon fort de fer n° 12 feront une ligne pêchante.

Voir les photos

Brème commune

Nom scientifique : Abramis brama
Famille : Cyprinidés
Autres noms : Grande Brème, Brame, Plateau, Plaquette, Brassen, Daoradou - Anglais : Bream
Poids maximum : 5-9 kg (2 Kg en moyenne)
Taille maximale : 70-90 cm (35-40 en moy.)
Durée de vie : 15-20 ans
Période de frai : Avril à Juin
Ponte :30 000-40 000 oeufs par kilo

Brème bordelière

Nom scientifique : Blicca bjoerkna
Famille : Cyprinidés
Poids maximum : 700 g environ
Taille maximale : 35 cm
Durée de vie : 10 ans
Période de frai : Mai - Juin
Ponte : 100 000 à 200 000 oeufs

La Brême commune est de la même famille que la carpe, celle des cyprinidés. Son corps très haut et peu large lui permet de se faufiler parmi les herbes. Avec sa petite bouche aux lèvres épaisses orientées vers le bas, la brême peut trouver sa nourriture sur le fond. Les jeunes brême (plaquette) sont d'une couleur argentée tandis qu'adulte leur robe devient selon les fonds, couleur bronze ou vert olive foncé.
Bien que très ressemblante, la brême bordelière est d'une autre espèce. Elle fréquente les rivières lentes, les canaux, les étangs avec des eaux colorées. Son habitat est identique à celui de la brême commune. Les hybridations entre commune et bordelière sont très courantes, et il est alors très difficile d'identifier de quel poisson il s'agit. La brême bordelière a des écailles plus grandes et moins nombreuses. Elle a 44 à 48 écailles sur sa ligne latérale (51 à 60 pour la commune) et des yeux plus gros que sa presque jumelle.

Implantation

La brème est autochtone. On la recontre dans les eaux dormantes, les rivières et canauux. Elle vit en bancs parfois important, surtout dans les fleuves. S'il arrive parfois de la voir effleurer la surface, la Brème se tient généralement sur le fond.

Mode de vie

Toute jeune, elle se nourrit d'algues, de plancton et de petits crustacés. Ensuite adulte (plateau), la brême prend de l'appétit et mange des larves, des invertébrés ainsi que des alevins. Grégaire, la brême se déplace en bancs parfois très importants lorsque la quantité de nourriture est suffisante. Au printemps, lorsque la température de l'eau est aux environs de 15°C, les mâles se couvrent de boutons appelés "boutons de noces".
C'est le signe du début de la période de frai. Mâle et femelle se frottent l'un contre l'autre...et déclenche chez la femelle la ponte de milliers d'oeufs qui s'accrochent aux herbes. En fonction de la température, les oeufs éclosent environ une semaine après. Sa croissance est lente. A un an l'alevin atteindra une dizaine de centimètres et il faudra patienter une dizaine d'années pour qu'elle atteigne un poids de 3 Kg.
La brême bordelière se nourrit d'escargots, de vers, de crustacés, de larves, de plancton. Que ce soit au fond ou entre deux eaux, elle trouve sa nourriture. Elle se déplace en bancs importants lorsqu'elle est jeune. Au printemps ces brêmes rejoignent les hauts fonds pour frayer dans les herbiers.

Pêche

La brême se pêche au fond et apprécie asticots, vers, maïs, pain et bouillettes. Au coup, on utilisera une canne à anneaux télescopique ou à enboitement de 4m équipée d'un moulinet à tambour fixe. Sur la ligne, le flotteur sera fixé par le bas. Elle se terminera par un hameçon de 16 à 18.Il est possible aussi d'obtenir de beaux succès en la pêchant au quivertip. On utilisera, en bout de canne un quivertip (dont la sensibilité est à choisir en fonction de la taille des brêmes) et sur la ligne, un amorçoir et un hameçon de 18 ou 20.
Recette d'amorce pour la Brème en étang
40% de 3000 Super Etang Brèmes
20% de 3000 Jaune traçante
20% de Super pastoncino orange.
Rajouter un sachet d’UnixBrasem (pour 3 kg d’amorce sèche)
20% de Terre de Somme à rajouter à l’amorce déjà humidifiée

Voir les photos

Nom scientifique : Esox Lucius
Famille : Esocidés
Autres noms : Bec, Bouché, Buché, Grand bec, Goulu, Luceau,Filaton, Pognan, Sifflet - Anglais : Pike
Poids maximum : 20 kg
Taille maximale : 1,27 m
Durée de vie : 10 à 15 ans (femelle 20 ans)
Période de frai : Mars, Avril
Ponte : 15 à 20 000 œufs par kilogramme de son poids

Le corps du Brochet est allongé et cylindrique. Ses nageoires dorsales, anales et pelviennes sont situées très en arrière. Cela lui permet une grande force de propulsion.
Sa tête a un museau aplati et une bouche largement fendue. La bouche du Brochet comprend plus de 500 dents acérés, placées aussi bien sur les mâchoires que sur le palais et la langue. Ce carnassier a une capacité visuelle très développée avec des yeux placés sur le dessus et à l'avant de la tête.
Le Brochet a des cellules sensorielles non seulement sur la ligne latérale, mais aussi sur la tête et sous ses mâchoire. Ses couleurs vertes et jaunes lui permettent de se dissimuler dans les herbes. Avec un angle de vision excellent, il sait apprécier les distances et fondre sur sa proie. Les flancs du brochets sont très souvent marqués de taches jaunes.

Implantation

Le Brochet se trouve partout en Europe sauf en Norvège et en Ecosse, ainsi que dans le Nord-Ouest de l'Espagne et le sud de l'Italie. Il est aussi présent aux Etats-Unis et au Canada. En France il est bien lieux implanté dans la moitié Nord du pays.

Mode de vie

Le Brochet, sédentaire et solitaire, fréquente des eaux tranquilles, avec des courants faibles ou stagnantes. Ainsi on le trouve présent dans le cours inférieur des rivières mais aussi dans les canaux, les lacs et les étangs. Dans ces eaux il choisira des endroits qui offrent des possibilités pour se cacher (herbiers, souches...).Vivant en général caché dans la végétation ou dans l'obscurité du fond, le Brochet a un territoire dans l'étendue correspond à sa taille ou à la richesse en nourriture. Il a un poste de repos et plusieurs postes de chasse.
La technique de chasse du Brochet est très particulière. De son poste de chasse ou il se dissimule, il capte la proximité d'une proie grace à ses sens (vue, vibration et perception de signaux chimiques). Le Brochet s'oriente vers la proie repérée et entame une approche très discrète au point que seules les nageoires pectorales sont en mouvement. A moins de 30 cm de sa proie, il bondit sur elle a une vitesse pouvant atteindre les 50 km/h. Saisissant sa proie de préférence par le travers, il la tournera ensuite pour l'ingérer.
Le Brochet se nourrit que quelques jours par semaine. En fonction de sa taille, il est admis, que le Brochet consomme néanmoins chaque jour l'équivalent d'environ 3% de son poids.
La maturité sexuelle du mâle intervient vers l'age de 2 ans et un an plus tard chez la femelle. La ponte intervient de février à fin avril dans une eaux entre 7 et 10°C. Elle est plus tardive dans les régions septentrionales. Plusieurs mâles accompagnent chaque femelle et féconderont très vite les oeufs déposés dans les herbiers. A noter que la ponte est fractionnée et se produit sur plusieurs jours.
L'incubation durera de 15 à 30 jours et ce en fonction de la température de l'eau. Ensuite la nature fera son oeuvre en permettant un taux de survie des juvéniles de l'ordre de 0,5% en moyenne. La croissance du Brochet est optimale dans une eau à 20°C et nulle dans une eau trop froide (5°C) ou trop chaude (28°C). La croissante constatée les premières années de vie est telle que :
1 an = 8 à 16 cm pour 100 à 200 g
2 ans = 15 à 33 cm pour 250 à 1 000 g
3 ans = 20 à 50 cm pour 1 000 à 2 500 g
4 ans = 29 à 61 cm pour 1 500 à 3 500 g.

Pêche

... au vif Pour le pécher au vif, utiliser une canne à brochet (ou à carpe) de 3,60m. Un gros flotteur d'une portée suffisante pour le vif utilisé vous permettra de détecter les touches et les départs Compte tenu des nombreuses dents que possède le brochet, l'utilisation d'un bas de ligne très solide est impératif. Le bas de ligne acier d'une quarantaine de centimètres convient généralement. Mais attention, car si vous tombez sur un gros sujet, il est préférable d'avoir un bas de ligne bien plus long(80 cm). Au bout, 2 triples montés sur un gardon ou une vandoise, piqueront le carnassier.
... au leurre artificiel
L'emploi d'une canne plus courte (2,50 m environ) et d'une bonne puissance (1 kg) est sans doute idéal. Poisson-nageur ou cuiller ondulante attirent par leurs vibrations et leurs couleurs le brochet posté à proximité.
... à la cuiller
En début d'été, les alevins sont abondants. Les brochets prennent l'habitude de se nourrir de ces proies particulièrement faciles. La cuiller de petite taille donne d'excellents résultats lors d'une partie de pêche. A proximité des herbiers, immobiles mais à une profondeur suffisante pour trouver une couche d'eau suffisamment fraîche, les Brochets guettent leurs proies.
Une canne de 2,50 à 3 mètres, assez raide, équipée d'un moulinet de type mi-lourd conviendra parfaitement pour pécher à la cuiller tournante. Le moulinet doit être fiable et sa bobine garnie à ras bord d'un Nylon de 26 à 30/100. A son extrémité un avançon en acier d'une résistance de 5 kg vous permettra de très belles prises.
Avec une boite à cuiller bien remplie, privilégiez les tailles N2 ou 3. plombées sous la palette. Elles peuvent avoir des couleurs différentes - celles à palette argentée avec des points noirs ou rouges - voir des équipements différents. Par exemple, celles avec un hameçon garni d'un pompon rouge. C'est l'animation que vous donnez qui rend votre cuiller attractive. Les changements de vitesse, de direction, de hauteur sont toujours favorables à l'attaque du brochet. Laissez descendre le leurre à une profondeur d'un mètre et remontez en modifiant la récupération. Aprés quelques lancers sur le poste et si cela ne donne rien, déplacez vous de quelques mètres à peine et recommencez.

Voir les photos

Nom scientifique : Carassius carassius
Famille : Cyprinidés
Autres noms : Cyprin, Carache, carouche, gibèle, meule - Anglais : Crucian carp
Poids maximum : 3,5 kg
Taille maximale : 45 cm
Durée de vie : 15 ans
Période de frai : Mai-Juin
Ponte :

Encore une membre de la famille des cyprinidés. Le carassin ressemble à une petite carpe commune dépourvue debarbillons. Le corps de ce poisson est haut et comprimé latéralement avec un dos brun-vert et des flancs brun-jaune.

Implantation

Trés présent sur toute l'Europe, le Carassin vit dans les eaux dormantes ou les cours d'eau calmes. Son adaptation aux milieux difficiles est bonne. On le trouve aussi dans des petites mares aux eaux mal oxygénées, et ce même si un hivers rude vient à en glacer la surface. Sa croissance dépend étroitement de ce que son milieu lui offre comme eau et comme nourriture.
Dans les grands étangs et dans les lacs, il peut alors atteindre des tailles et poids tout à fait remarquables.

Mode de vie

Le carassin se nourrit principalement sur le fond de crustacés, de mollusques et de larves d'insectes. Le frai intervient en mai ou juin dans les bordures des plans d'eau. Il est courant que le carassin s'hybride avec la carpe commune. Cette progéniture se reconnaît à une tête de petite taille et une bouche avec un voire deux barbillons. Le carassin s'enfouie dans la vase pour passer l'hiver.

Pêche

Le carassin (dans sa taille moyenne qui est d'un vingtaine de cm) est un poisson qui se pêche très bien avec une canne dont le scion est équipé d'un élastique intérieur. C'est même un bon entraînement pour ceux qui cherchent à maîtriser les petits "bagarreurs" et à pécher fin.
Un fil de 12/100 et un hameçon de 16 conviennent très bien. Utiliser un bouquet de 2 asticots.

Voir les photos

Nom scientifique : Cyprinus carpio
Famille : Cyprinidés
Autres noms : Carnancier, Escarpe, Karpf, Kerpaille, Kerpen, Nourrain, SeilleAnglais : Carp - Espagnol : Carpa - Allemand : Weissfisch, Karpfen
Poids maximum : 40 kg
Taille maximale : 1,20 m
Durée de vie : 40 ans
Période de frai : Mai-Juin (eau à 18° minimum)
Ponte : Plus d'1 000 000 œufs

A l'origine, la carpe sauvage est le premier poisson qui a été élevé en pisciculture. C'est d'elle que découlent les variétés d'aujourd'hui. Si la carpe commune garde son corps couvert d'écailles, la carpe "miroir" compte quelques écailles sur le doset la carpe dite "cuir" en est dépourvue. Son corps est allongé et haut. Elle est généralement brune sur le dos, dorée sur les flancs et jaune pâle sur l'abdomen. Ses écailles de bonnes tailles sont au nombre de 33 à 40 le long de la ligne latérale. La bouche de la carpe est munie de 4 barbillons.

Implantation

Originaire d'Asie centrale, la Carpe a eu une extension naturelle vers la Chine et dans le bassin de l'Euphrate et du Danubeil y a 8 000 ou 10 000 ans. Introduite en Europe par les Romains puis lors du Moyen Age par les moines qui en faisait l'élevage dans les plans d'eau des monastères, sa rusticité à favorisé son déplacement et son acclimatation. Tés bien implantée en France, on peut la considérer comme autochtone. On la trouve dans toute l'Europe occidentale sauf dans les régions froides (Suède, Norvège, Russie...)

Mode de vie

Elle apprécie particulièrement des eaux dans la température se situe entre 27 et 32°C. La Carpe est omnivore et certaines études vont même jusqu'à lui prêter une forte tendance carnivore. Quoi qu'il en soit, sa nourriture est très variée et principalement orientée vers celle la plus facile à obtenir dans son cadre de vie.
La Carpe commune, recouverte d'écailles, est plus grosse que la sauvage et surtout d'une croissance plus rapide. Sa croissance est favorisée dans des eaux tièdes : 1 an = 14,7cm - 2 ans = 26,2cm - 3 ans = 33cm - 4 ans = 40,8cm Il existe une très grande variété génétique entre carpes asiatiques, européennes et d'élevage. Les 2 variétés de carpes Cyprinus Carpio carpio les plus connues sont la Carpe miroir et la Carpe cuir.
Ces Carpes s'obtiennent par sélection génétique mais ces Carpes s'hybrident sans problème avec la Carpe commune. La carpe miroir compte généralement qu'une rangée d'écailles sur le haut du dos ou le long de la ligne latérale tandis que la carpe cuir n'en compte pratiquement pas si ce n'est que quelques unes prés de la queue ou des nageoires. Certains carpistes qualifient de carpe cuir, celle qui en est totalement dépourvue. Le Carassin découle aussi de la carpe sauvage (voir fiche carassin).
D'une force extraordinaire, la carpe est devenue l'objet d'une passion dévorante pour des pêcheurs qui outre le fait d'avoir des qualités de patience égales à la méfiance de la carpe, sont devenus de vrais techniciens.
La carpe se reproduit à la fin du printemps, parfois de façon bruyante tant les mâles se montrent impatients de vouloir fertiliser les oeufs. Les carpes sont de croissance rapide et peuvent prendre une à trois livres pas an. Elles se nourrissent en groupe, en fouissant avec beaucoup d'énergie les fonds. Larves, nymphes, mollusques, débris végétaux et animaux figurent au menu de la carpe.

Pêche

La carpe se pêche avec une cannes à anneaux de 3,60m ou 3,90m. De nombreuses techniques sont utilisées mais la plus fréquente est sans doute la pêche sur le fond (là précisément où la carpe se nourrit).
Maïs, pain, Vers, bouillettes sont appréciés par ce poisson méfiant...

Voir les photos

Nom scientifique : Leuciscus cephalus
Famille : Cyprinidés
Autres noms : Chevenne, Chevaine, Cabot, Caboche, Dobule, Gabotin, Meunier
Poids maximum : 6 kg (3 kg en moyenne)
Taille maximale : 70 cm (moy. 30-40 cm)
Durée de vie : 10 à 12 ans (femelle 13 ans)
Période de frai : Avril à Juin
Ponte : 100 000 oeufs

Les chevesnes (chevaines) comme les vandoises et les blageons, appartiennent au genre Leuciscus qui comprend une vingtaine d'espèces et sous-espèces en Europe. Avec son corps fusiforme et cylindrique couvert de grandes écailles et sa tête massive, le chevesne est un poisson robuste. Son dos est bleu-vert à gris brun avec des reflets verdâtres. Ses flancs sont plus clairs et son ventre est blanc.

Implantation

Le chevesne a une aire de répartition très large sur le continent euro-asiatique. Il est autochtone en France et est présent dans toutes les régions en pointe de Bretagne et en Corse. Dans le midi il est essentiellement représenté par la variété Leuciscus cephalus cabeda. Si le Chevesne est considéré comme un Cyprinidé d'eau vive, il apprécie aussi les eaux des rivières lentes, bordées d'arbres, avec des herbiers. Il aime les eaux réchauffées notamment à proximité de certaines centrales, ce qui n'empêche nullement de le trouver dans des eaux plus fraîches de certains lacs.

Mode de vie

Le Chevesne mène une vie grégaire, dans les courants et non loin de la surface. Il est omnivore et consomme donc aussi bien de petits poissons que des plantes aquatiques. Vorace, l'été représente une période d'activité intense à la recherche d'insectes et de larves. La maturité sexuelle arrive aux environs de la 3e année, parfois un peu plus.
Aprés une migration depuis les zones de grossissement vers des lieux convenants à la reproduction, les pontes se déroulent d'avril à juin à des températures d'environ 15°C. A chaque ponte (3 ou 4 par saison) 20 000 à 100 000 ovocytes sont déposés prés des herbes aquatiques auxquelles elles adhérent. L'éclosion est rendu possible après 4 jours à 15°C. La croissance du chevesne est relativement lente puisqu'il faudra au moins 7 ans pour obtenir un poisson d'une trentaine de centimètres.
Sans aucun intérêt gastronomique (chaire fade et truffée d'arêtes), sa détente et sa combativité font de lui un poisson roi de la pêche sportive !

Pêche

Avec une canne à anneaux de 3,50m à 4m, le chevesne se pêche très bien à la longue coulée. Sur la ligne, on met un flotteur ou un waggler avec un bas de ligne de 12/100 et un hameçon de 14 à 20. Utiliser comme appâts : Asticots, crème de gruyère, épine-vinette.

Voir les photos

Nom scientifique : Gasterosteus aculeatus Linné
Famille : Gastérostéidés
Autres noms : Epinoche - Anglais : Threespine stickleback
Poids maximum :
Taille maximale : 4 à 8 cm
Durée de vie :
Période de frai : Mars à Juin
Ponte :200 oeufs en moyenne

En parade nuptiale le mâle a le dos vert-bleu, la gorge et la poitrine rouges, les nageoires dorsale et anale foncées. L'épinoche n'a pas d'écailles mais il est protégé par une rangée de plaques osseuses le long de la ligne latérale. En avant de la dorsale, le dos porte 2 à 5 épines; les pelviennes sont remplacées par des épines.
Il existe différentes formes d'épinoches avec des caractéristiques différentes quant au nombre de plaques osseuses.

Implantation

L'épinoche est autochtone en France. Son aire de répartition couvrait tout l'hexagone à l'exception des régions montagneuses. Son aire semble actuellement s'étendre au Massif Armoricain et aux Ardennes.

Mode de vie

Certaines épinoches remontent en eau douce pour se reproduire. Le mâle fait un nid avec des fibres végétales avant d'y attirer plusieurs femelles. Une fois la ponte faite, le mâle les chasse du territoire et assure la veille.

Pêche

Se pêche avec des lignes montées avec de très petits hameçons.

Voir les photos

Nom scientifique : Rutilus rutilus
Famille : Cyprinidés
Autres noms : Roche, Blanchet, Echatout, Rousse, Vergeron
Poids maximum : 1 kg
Taille maximale : 30 cm
Durée de vie : 10 à 15 ans
Période de frai : Avril à Juin
Ponte : 150 000 à 200 000 oeufs

Le gardon est un poisson trés prolifique. Son corps aplati a un dos bombé. Sa bouche est étroite et il a des dents pharyngiennes. Ses yeux ont l'iris rouge.

Implantation

Le Gardon est présent partout en Eutope centrale et occidentale. Ainsi vous ne le trouverez pas en Espagne et en Italie, sauf quelques rares cas d'introductions récentes.

Mode de vie

Le Gardon a une préférence pour les eaux stagnentes des lacs et des étangs, ainsi que pour les cours d'eau à courants lents. En hivers, il utilise les abris des eaux profondes. Grégaires, les jeunes Gardons vivent en groupes le jour. Les adultes eux, vivent plus au large. Leur activité est principalement à l'aube et au crépuscule.
La reproduction intervient dans une eau aux environs de 20°C, peu profonde.Il se nourrit surtout sur le fond contrairement au rotengle avec qui on peut le confondre. Il apprécie les algues , les mollusques, les larves d'insectes et vers de vase mais devient végétarien en vieillissant. Certains gros gardons peuvent devenir cannibales. Au moment du frai, le gardon mâle arbore sur la tête des "boutons de noces". Au crépuscule et pendant la nuit le gardon s'alimente prés du bord. A l'aube on le trouve parfois en surface.
Attention...on retrouve aussi dans les bourriches le rotengle et l'ide mélanote (en provenance d'europe centrale, dos vert/bleu et nageoires roses). De plus, sa fragilité demande qu'on se mouille les mains pour le prendre.

Pêche

On peut pêcher le gardon à la longue coulée en rivière, ou à fond. Pour le pêcher au fond, une canne d'un peu plus de 3m suffit. Equipée d'un moulinet contenant un fil de 12/100, l'utilisation d'un amorçoir peut permettre d'attirer et maintenir le poisson sur le coup. Un bas de ligne de 10/100 et un hameçon 12 feront l'affaire. Asticots, épine_vinette, pain sont les appâts qu'affectionne le gardon.
.... au ver de vase
Avec une canne souple de 4 à 6 mètres, employer une ligne fine. Le bas de ligne en 8/100 et long de 15 cm avec un hameçon n° 20 ou 24 fera l'affaire sur un corps de ligne en 10/100. Choisir le flotteur en fonction du courant. Il doit être allongé en étang et plus trapu en rivière. La plombée est groupée et l'équilibrage est possible avec 2 ou 3 petites cendrées. Mesurez le fond avec précision et réglez le flotteur pour que l'appât évolue à 2 ou 3 centimètres du fond.
A l'automne et au début de l'hivers, préférer une amorce de couleur rouge avec un peu de fouillis. L'amorçage en début de partie de pêche se fait avec 5 à 6 boulettes de la taille d'un oeuf. Penser à rappeller régulièrement avec des boulettes plus petites.
.... au chènevis en rivière
Contrairement à ce qu'on croit souvent, la pêche au chènevis se pratique en toutes saisons et dans toutes les eaux calmes ou courantes. L'amorçage régulier habitue le poisson à ces graines et permet des pêches intéressantes. On fait venir les poissons sur le coup...donc, utilisez une canne de 6 ou 8 mètres. Une canne à pointe souple n'est pas un handicap. Le corps est fin (10/100), tandis que le bas de ligne long de 20 à 30 cm a un diamètre légèrement inférieur (6 à 8/100), terminé par un hameçon, forgé bronzé n°18. En rivière, le flotteur est fusiforme et la plombée formée d'une olivette. L'ensemble est parfaitement équilibré grâce à une ou plusieurs cendrées situées au-dessus de l'empile et espacées d'un centimètre.Tremper les gaines durant environ 12 heures. Faites cuire et dès que la moitié environ des germes sont apparus, ôtez du feu, videz l'eau que vous récupérez et rincez à l'eau froide. Comme amorce, on peut utiliser une amorce du commerce à laquelle on ajoute une poignée de graines. L'ensemble est mouillé avec l'eau de cuisson du chènevis. Le flotteur est réglé pour que la graine évolue à 2 centimètres du fond. Des boules d'amorce, de la taille d'une mandarine, sont à lancées sur le coup en complétant toute les 2 coulées votre ammorçage par quelques graines.
... un petit truc
Dans l'amorce, utilisez de préférence les graines dont le germe n'a pas été dévoilé (ou à peine) par la cuisson.. Les graines dont le germe est bien visible sont utilisées lors des rappels et bien évidemment sur l'hameçon. C'est simple et comprendrez seul pourquoi les Gardons viendront vite sur votre ligne !
...un montage
La pêche de printemps demande de la finesse pour prendre gardonneaux, goujons ou ablettes. Pour pêcher les petits poissons à 5 mêtres du bord, en étang ou en canal, un montage bien équilibré s'impose. Sur le principe de l'illustration ci-contre, et en fonction de la portance du flotteur, vous veillerez à faire en sorte que seule l'antenne fine soit visible en action de pêche. De même et en fonction de la situation, la plombée peut être étalée de manières différentes pour une plomgée plus ou moins rapide vers le fond. Avec une canne à emmanchement, une bannière de 80 cm maximum donnera plus d'efficacité au ferrage, et amoindrira la prise d'un souffle de vent. Vous pouvez aussi utiliser ce montage avec une canne téléscopique d'environ 4 mètres. Le sondage préalable doit vous permettre de présenter l'esche au ras du fond.

Voir les photos

Nom scientifique : Gobio gobio
Famille : Cyprinidés
Autres noms : Touret, Boffi, Gabin, Goyou, Gouvion, Kress, Traga, Trogon
Poids maximum : 220 g
Taille maximale : 22 cm
Durée de vie : 5 à 8 ans
Période de frai : Mai - Juin
Ponte : de 800 à 3 000 oeufs

Avec un poids moyen de 50 g, le goujon vit en bancs et est trés apprécié dans les concours. De couleur brune argentée, il a des marques sombres sur les flancs et sur sa nageoire caudale.

Implantation

L'aire de répartition du Goujon est trés importante puisqu'elle couvre l'ensemble de l'Europe (occidentale, centrale et orientale). Appréciant les eaux de bonne qualité, le goujon est un petit poisson trés répandu dans nos rivières.

Mode de vie

Aux beaux jours, le goujon fréquentent les hauts fonds et attendra l'hivers pour rejoindre le fond. Le Goujon est un petit carnivore. Il se nourrit sur les fonds graveleux de larves d'insectes, de crustacés et de petits mollusques.
En période de frai, la tête du mâle se couvre de "boutons de noce". Pour la femelle, la ponte se déroule en plusieurs fois et représente un effort important au point qu'elle meurt souvent aprés 2 ou 3 pontes.

Pêche

Une canne (télescopique ou à emmanchements)de 3 à 5 m suffit, Elle a un scion souple.
La ligne en 8 à 10/100 se prolonge par un bas de ligne en 8 ou même 6/100. Le flotteur est équilibré par une olivette et 3 petites cendrées placées plus bas. Le ver de vase ou le petit tronçon de terreau sont les meilleurs appâts. Viennent ensuite le Mystic rouge, L'amorce à employer est simple, à base de terre de taupinière à laquelle on ajoute un peu d'amorce du commerce contenant de la farine d'arachide, de maïs, de noix et d'un peu de sang en poudre. On peut y ajouter un peu de fouillis.
On peut pratiquer une vieille méthode qui marche très bien. Pour cela il faut aller dans l'eau, et remuer le fond en se mettant dos au courant. Il suffit ensuite de déposer la ligne devant soi, et de laisser courrir.

Voir les photos

Nom scientifique : Gymnocephalus cernuus
Famille : Percidés
Autres noms : Perche-Goujonnière, Arcéride courbée - Anglais : Pope
Poids maximum : 200 g (moy. 50 g)
Taille maximale : 20 cm
Durée de vie : 4 ans (6 ans en europe orientale)
Période de frai : Avril à Mai
Ponte :Plusieurs milliers d'oeufs

La Grémille a un aspect général assez proche de celui de la Perche. Son corps est plus comprimé dans sa partie postérieure que sur la partie avant. Son museau est arrondi avec une machoire supérieure plus avancée que celle inférieure. Ce membre de la famille des percidés est identifiable à sa dorsale trés longue dont la partie avant est épineuse. Son corps tacheté de brun lui permet de passer inaperçue sur le fond. Le corps de la Grémille est recouvert de petites écailles profondément implantées. On remarque facilement de petites taches sombres sur la nageoire dorsale et sur la nageoire caudale.

Implantation

Originaire d'Europe centrale et orientale, la Grémille est remarquée en France vers 1777. Sa présence en Ecosse serait due à une introduction accidentelle par des pêcheurs.

Mode de vie

La Grémille est un poisson grégaire qui fréquente les eaux relativement calmes. Les fonds de graviers et sablonneux lui conviennent. Pour se nourrir, la Grémille se sert essentiellement de sa ligne latérale trés sensible. Elle est vorace et en recherche permanente de crustacés, de petits invertébrés et d'insectes. Elle apprécie aussi les oeufs des autres poissons ce qui lui attire parfois les inimitiés et la classe ici où là comme nuisible.
La grémille pond ses oeufs lorsque l'eau atteind une température de 10 à 15°C. La ponte se fait dans des eaux peu profondes. Les oeufs qui se colleront aux herbes, sous la forme de rubans...comme le fait la Perche. L'incubation dure une dizaine de jours dans une eau d'environ 13°C.

De L à V

Voir les photos

Nom scientifique : Nemacheilus barbatula
Famille : Balitoridés (ex Cobitidés)
Autres noms : Linotte, lochon, perce-pierre - Anglais : Stone loach
Poids maximum : 80 g
Taille maximale : 15 cm (moy. 10 à 12cm)
Durée de vie : 7 ans
Période de frai : Mai - Juin
Ponte :50 000 à 100 000 oeufs

La famille des Balitoridés compte environ 470 espèces de part le monde dont 2 ou 4 espèces en Europe. Un famille donc trés nombreuse.
Représentante de la famille des Balitoridés (avant Cobitidés), la Loche franche a un corps de forme allongée, recouvert de minuscules écailles et de couleur brune jaunâtre, parsemé de taches sombres. Sa bouche est ornée de 3 paires de barbillons. La ligne latérale est parfaitement visible contrairement à la Loche de rivière ou à la Loche d'étang. La loche de rivière (Cobitis taenia) et la loche d'étang (Misgurnus fossilis), sont deux variétés très proches de la loche franche.

Implantation

La Loche franche apprécie les eaux de bonne qualité. Elle est largement distribuée d'Irlande à travers l'Europe (excepté dans la péninsule italienne et ibérienne) et de l'Asie vers la Chine.

Mode de vie

Ce poisson préfère les eaux calmes où son activité est souvent nocturne. La Loche aime les eaux peu profondes ayant des fonds de graviers. On la trouve aussi dans des eaux plus profonde dés lors que les fonds présentent une richesse certaine en herbiers et racines. Ces zones sont tout autant appéciées pour leur richesse en nourriture que pour frayer.
Il parvient à maturité sexuelle à 2 ans. Entre avril et juillet, la femelle dépose quelques 100 000 oeufs (216 à plus de 800 ovocytes par Gramme de femelle) sur les graviers et les herbes aquatiques. Si dans la zone nord de son aire de répartition la ponte est unique, elle est fractionnée dans les zones plus méridionales. L'incubation dure une quinzaine de jours dans une eau dont la température est comprise entre 12 et 16°C.
La loche, carnivore, se nourrit essentiellement de Vers, de larves d'insectes, de mollusques et de petits crustacés. Occasionnellement des oeufs de poissons peuvent lui servir de nourriture.

Pêche

Pas facile de la pêcher, car elle se cache durant la journée et se nourrit la nuit...sa pêche est toujours une surprise.

Voir les photos

Nom scientifique : Perca fluviatilis
Famille : Percidés
Autres noms : Zébrée, Boyat, Perco, Rayée
Poids maximum : 3,5 kg (2 à 3kg)
Taille maximale : 50 cm (20 à 35 cm)
Durée de vie : 15 à 20 ans
Période de frai : Mars à Mai
Ponte : Environ 100 000 ovocytes par Kg.

La perche est un nageur peu rapide mais endurant. Son corps relativement haut favorise son agilité. Sa vue est trés développée et sa bouche comporte de nombreuses dents sur les maxillaires et le palais. Pour sa défence, la Perche a des nageoires dorsales pourvues de rayons épineux. La Perche à de petites écailles trés rugueuses. Son dos gris foncé à verdâtre coiffe des flancs plus clairs marqués de 6 à 9 bandes sombres. Ses nageoires pelviennes, anale et caudale sont rouges. Dans sa nage, la nageoire dorsale est dressée.
Croissance de la Perche .:8cm = 1 an / 11cm = 2 ans / 14cm = 3 ans / 17cm = 4 ans / 18cm = 5 ans / 22cm = 6 ans / 25cm = 7 ans / 28cm = 8 ans

Implantation

La Perche est une espèce eurasienne avec une trés vaste répartition dans l'hémisphère nord. Elle est parfaitement adaptée aux changements saisonniers des climats tempérés. Elle apprécie une eau aux environs de 25°C. Autochtone dans le nord de la France, la Perche s'est implantée dans le sud et l'ouest de la France en utilisant les canaux.

Mode de vie

Ce Percidé fréquente les eaux à courant modéré ainsi que les eaux stagnantes des étangs et des lacs. Les fonds offrants des abris tels que des souches ou rochers, lui conviennent parfaitement, non sans oublier quelques herbiers.
La Perche se nourrit de vers, de crustacés, de larves d'insectes mais c'est aussi un prédateur. Son activité alimentaire est plutôt diurne avec une pointe d'appétit à l'aube et au crépuscule. C'est généralement en été que cette activité alimentaire est la plus élevée. Jeune, la perche chasse en groupe, cachée dans les plantes aquatiques. La première victime sera le petit poisson sur laquelle elle fondra par derrière en mordant la queue. En grandissant, sa bouche devient d'une belle taille qui lui permet de prendre sans mal des petits poissons, y comprit des petites perches.
La maturité sexuelle intervient plus tôt chez le mâle (1 an) que chez la femelle (2 ans). La température est un facteur déterminant. Le développement des ovocytes est favorisé dans les eaux inférieures à 10°C et demande plusieurs mois à des températures inférieures. La ponte intervient au printemps dans des eaux fraiches (12°C), voir même plus froides dans les lacs.
L'incubation dure environ 15 jours dans unes eaux à 13°C. Outre le brochet qui est son prédateur, le Gardon lui aime bien venir chaparder les oeufs déposés en ruban daans les herbes. En prenant un gros spécimen (1 kg c'est déjà une belle prise), il y a de bonnes chances d'en trouver un autre trés prés. Les perches vivent en groupe d'âge. Au fur et à mesure, ces groupes deviennent moins importants au point de faire dire que les plus grosses vivent en solitaire ! En été on la trouve prés du bord, dans des herbiers ou dissimulée prés de bois imergés. L'hiver cherchez la plutot dans les grandes profondeurs.

Pêche

La perche peut se pêcher au vif, au mort manié, au leurre. Pour la pêche à rôder à la cuiller, une canne de 2,70m équipée d'un moulinet à tambour fixe fera l'affaire. Un fil fluo de 20/100 permettra de bien suivre la direction des départs. Le bas de ligne sera à monter sur émerillon avec en bout une agraffe pour pouvoir changer facilement de cuiller.

Voir les photos

Nom scientifique : Lepomis gibbosus
Famille : Centrachidés
Autres noms : Perche d'Amérique - Anglais : Sunfish
Poids maximum : 110 g en Europe
Taille maximale : 15 cm en Europe
Durée de vie : 6 à 9 ans aux USA
Période de frai : Mai à juin
Ponte :600 à 6 000 oeufs

Avec son dos élevé et son ventre arrondi, la Perche-soleil se caractérise aussi par sa petite bouche oblique et ses joues sans écailles. Sa nageoire dorsale longue comprend des rayons épineux. Ses couleurs trés vives la distingue des autres poissons. A dominantes bleu et vert sur le dos, les flancs sont jaunes orangé. L'extrémité de l'opercule présente, chez les mâles, une tache rouge,

Implantation

La Perche-Soleil est originaire d'Amérique du nord. Introduite en Europe vers 1880, elle s'est étendue excepté en Espagne. En Italie, Seul le Nord du pays semble lui convenir.

Mode de vie

Elle fréquente les rivières de plaine aux eaux calmes, et plus encore les eaux stagnantes des étangs et ballastières. La Perche-soleil supporte les eaux trés légèrement salées (Camargue). Ce poisson est sédentaire et grégaire et présente un comportement territorial en respectant une hiérarchie basée sur le rapport de dominant et dominé. Carnivore, la Perche-soleil consomme volontier les oeufs et alevins de poissons. A ce titre, elle est classée comme nuisible et son éradication est recommandée.
La reproduction a lieu au printemps dans uen eau à 20°C. Le nid est préparé par le mâle qui après la ponte monte la garde pendant la durée d'incubation qui dure moins d'une dizaine de jours. Sa croissance est effective durant la seule période du printemps.

Pêche

Très vorace, cette petite perche avale toutes les esches de petite taille.

Voir les photos

Nom scientifique : Ictalurus melas
Famille : Ictaluridés
Autres noms : Chat, Greffier Barbicho - Anglais : Catfish, Black Bull-head
Poids maximum : 1,5 kg (100 à 200 g)
Taille maximale : 45 cm (15 à 30 cm)
Durée de vie : 6 à 7 ans
Période de frai : Mai - Juin
Ponte :5 000 à 7 000 oeufs

Il n'existe pas moins de 45 espèces de poissons-chats dans le monde, dont 3 espèces seulement sont présentent en Europe. Le poisson chat a un corps moyennement allongé, assez massif et cylindrique dans sa partie antérieure, sa peau est nue. Il existe une nageoire dorsale adipeuse. Sa tête est large et aplatie avec une grande bouche entourée de 8 barbillons. Les premiers rayons épineux des nageoires dorsale et pectorales sont légèrement denticulés. Son dos et ses flancs sont de couleur sombre, souvent brun-verdâtre et son ventre blanchâtre.

Implantation

Originaire de l'Amérique du Nord, le poisson-chat est bien implanté en France et ce depuis 1950. A l'origine, il se serait échappé des aquariums du Muséum d'histoire naturelle à Paris pour coloniser la Seine, via les égouts.

Mode de vie

Le poisson-chat fréquente les eaux tièdes des étangs, canaux et des gravières. On le trouve aussi dans les eaux calmes des rivières et fleuves. Particulièrement résistant et supportant le manque d'oxygène, le poisson-chat peut s'envaser en période de sécheresse. Il peut parfaitement s'acclimater dans une eau chaude à 36°C. Le poisson-chat vit posé sur le fond, en groupes parfois trés important. Son activité est essentiellement nocturne. Le corps du poisson-chat, recouvert de milliers de cellules sensorielles est une particularité de l'espèce. De nombreux auteurs décrivent l'existence d'un language chimique particulièrement élaboré qui contrôle les relations sociales au sein d'un groupe.
La ponte intervient dans des eaux d'environ 20°C. Le nid préparé par la femelle accueille les oeufs qui seront défendus par le couple de manière agressive. L'incubation sera d'une dizaine de jours et à l'éclosion les alevins grégaires formeront un banc de forme sphérique bien connu des pêcheurs.
Susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques, le poisson chat est nuisible.

Pêche

Sa pêche se pratique à la ligne flottante ou à la plombée. Attention à ne pas vous faire piquer lors du décrochage. L'esche reposant au fond est constituée d'un vers de terre moyen. Il s'attaque aussi aux vifs. Une canne au coup, de 6 à 7 mètres suffit. Évitez la bourriche et conservez les prises dans un seau; il est inutile de risquer les piqûres inutilement. Utilisez une ligne classique, bien équilibrée (seule l'antenne dépasse). Le fil est en 12/100, le bas de ligne en 10/100, sans oubliez le petit plomb de touche à 10 cm de l'hameçon n°16 à 12. Comme amorce, du pain essoré et mouliné fera l'affaire. Le mouiller avec un produit à base de poisson. Faire bouillir un poisson de mer bien gras (maquereau, merlan etc.) et récupérer l'eau. Autre solution : Ajouter des granulés pour la truite. Ils sont à base de farines de poisson et conviennent donc parfaitement. Ajoutez de la terre argileuse pour former des boules que les poissons vont exploser plus ou moins rapidement. En guised'appât, pensez aux asticots...ou à des queues de crevette décortiquées.

Voir les photos

Nom scientifique : Scardinius erythrophtalmus
Famille : Cyprinidés
Autres noms : Gardon rouge, Carouge, Chardin, Charin - Anglais : Rudd
Poids maximum : 2 kg (300g à 1 kg)
Taille maximale : 40 cm (25 à 30 cm)
Durée de vie : 17 ans
Période de frai : Mai - Juillet
Ponte :100 000 à 200 000 ovocytes

Le rotengle ressemble fort au gardon, son cousin. Avec un corps plus élevé et une dorsale plus postérieure, les nageoires rouges, son flanc bronze doré et sa lèvres inférieurs plus longue que la supérieure sont des signes distinctifs pour ce poissons abondants. Il existe des hybrides de rotengles et gardons...qui sont difficiles à identifier. Dans ce cas, on peut voir que les lèvres sont au même niveau.

Implantation

Le Rotengle est présent dans toute l'Europe, sauf en Espagne, en Ecosse et dans le Nord de la Scandinavie. Bien qu'autochtone en France, il est peu présent dans le Sud-Est et pratiquement absent en Corse.

Mode de vie

On le trouve surtout dans les eaux dormantes, dans des étangs bordés d'arbres, dans les rivières trés lentes. Pour prospérer, les rotengles doivent disposer d'une eau riche en nourriture (insectes, crustacés, escragots aquatiques). Il peut aussi ingérer des algue et autres plantes aquatiques. Ses deux rangées de dents pharyngiennes sout un atout pour bien broyer sa nourriture. Nageant parfois en banc au ras de la surface (en été), le rotengle doit être approché avec précaution. Son activité diurne est importante en été et dépend strictement de la température.
La maturité sexuelle qui intervient vers 3 ans et la ponte fractionnée, intervient de Mai à Juillet dans une eau tiède (environ20°C). Il est possible d'apercevoir les oeufs de couleur rougeâtres sur les bordures herbeuses peu profondes. Le Rotengle est un poisson rustique, résistant aux polutions et aux températures élevées.

Pêche

A l'anglaise le rotangle donera un réel plaisir de la pêche, avec une canne de 4 mètres à action de pointe équipée d'un moulinet à tambour fixe. Une ligne de 12/100 avec un hameçon de 18, il faudra utiliser un bouchon toulousin et une plombée massive. L'asticot ou plus simple encore la miette de pain donnent d'excellents résultats.

Voir les photos

Nom scientifique : Stizostedion lucioperca
Famille : Percidés
Autres noms : Perche-brochet, Perche du Rhin, Fogosch, Sandat - Anglais : Pike perch
Poids maximum : 18 kg (10 à 15 kg)
Taille maximale : 1,20 m (40 à 70 cm)
Durée de vie : 20 ans
Période de frai : Mai-Juin
Ponte : 200 000 ovocytes par kg de femelle

Il existe deux autres souches du sandre qui ont trés peu de différence avec celle qui fréquente nos eaux. Le sandre américain (S. vitreum vitreum) à une tâche blanche sur la nageoire caudale. Le sandre canadien (S. canadense) n'a pas la tache de son voisin américain, mais a la même tête plate que lui. Le sandre appratient à la famille des percidés. Son corps allongé lui permet une nage rapide. Ses yeux, riches en pigments rétiniens, lui permettent de bien voir par faible luminosité. Sa grande bouche possède des dents redoutables ce qui lui permet de capturer avec efficacité les petits poissons dont il se nourrit. Souvent de nuit ou au crépuscule, il les chasse en bande et les attaque par l'arrière.

Implantation

Originaire de l'Europe centrale, le Sandre a colonisé l'Amérique du nord lors d'une éré antérieure. Le sandre introduit en nombre dans les années 50, est présent sur le territoire depuis le debut du XXe siècle. Doué d'une facilité d'adaptation remarquable, il s'est parfaitement développé dans les grandes rivières, les canaux et dans les étangs et lacs. Il apprécie les eaux troubles mais de bonnes qualité.

Mode de vie

Capable de parcourir des dizaines de kilomètres pour trouver une frayère qui lui convienne, le Sandre reste fidèle au site de ponte d'une année sur l'autre. Le nid rudimentaire mesure 50 cm de diamètre et se situe généralement sur des fonds de 2 mètres environ.
La ponte a lieu juste avant l'été dans une eau aux environs de 15°C. Une femelle, selon son poids peut pondre jusqu'à 1000 000 d'oeufs qui se développeront idéalement dans une eau à environ 15°C. Pour une croissance optimale, le Sandre demande une eau relativement chaude (28°C environ). En compétition avec les perches et les brochets qu'il a tendance à remplacer, il n'en demeure pas moins que le Sandre est trés exigeant quant à la qualité et l'oxygénation des eaux qu'il fréquente. Sa nombreuse progéniture compense en partie les avancées de la dégaradation des eaux. Néanmoins il est en déclin sur certains sites.

Pêche

Pour la pêche à la cuillièr, une canne de 2,40 à action semi parabolique équipée d'un moulinet à tambour fixe est idéale. Une ligne de 18 à 22/100 avec à son bout une cuillère dôtée de 2 triples N°10 et d'une olivette de 30g suffira. Utilser une cuillière ondulante.
Pour la pêche au vif, utiliser une canne un peu plus longue (3,50m). Si vous n'avez jamais essayé, le ver manié n'est pas sans effet sur le sandre. Trouver le sandre, n'est pas la chose la plus facile. On dit souvent qu'il est partout et nul part tant il aime à changer de poste. Le pêcheur doit donc le chercher, en fonction de la configuration du plan d'eau mais aussi du temps. Carnassier, le sandre est souvent en quête de petits poissons. Ainsi, il apprécie les entrées de darses, les rétrécissements qui forment un passage obligé pour les petits qui se déplacent. Quand le vent souffle, il aime se placer du côté de la rive exposée, vers laquelle les courants poussent les petits poissons. Pour le trouver dans les grands plans d'eau, le pêcheur aura toujours intéret à observer les pêcheur du coin tout en s'organisant pour parcourir leurs berges. La sandre peut tout aussi bien fréquenter les hauts fonds que les plus grandes profondeurs et ce même s'il a ses coins préférés, notamment les coins encombrés. En rivière, les piles de pont, les arbres tombés à l'eau, les coins rocheux offrent de bonnes chances de succès.
La pêche à roder s'applique donc parfaitement au sandre et vous promet donc de longues marches autours des étangs et des lacs. Le mort manié est aussi une technique tout à fait adaptée. Une canne assez raide s'impose. Elle mesure 2,70 m(pêche en barque) à 3 m et plus (pêche du bord). Le moulinet est de type moyen. La ligne est en 26 - 30/100 à faible élasticité, et le fil fluorescent recommandé.

Voir les photos

Nom scientifique : Silurus glanis
Famille : Siluridés
Autres noms : Glane, Salut, Merval - Anglais : Wels
Poids maximum : 100 kg env. (en France)
Taille maximale : 2,50 m (en France)
Durée de vie : 20 ans env.
Période de frai : Mai à Juillet (eau à 20°)
Ponte : Jusqu'à 500 000 oeufs

Gigantesque...difficile de dire autrement !!! Dans l'ex URSS, un spécimen de plus de 300 Kg pour 5 mètres a été capturé dans les annnées 50.
Avec son dos foncé et tacheté, son ventre blanc et sa tête massive flanquée de six barbillons, le silure est facilement identifiable. Ses petits yeux ont une faible capacité visuelle largement compensée par une détection acoustique particulièrement développée.

Implantation

Il existe une bonne centaine d'espèces de siluridés dans le monde.
En Europe, en plus du Silurus Glanis que nous connaissons dans nos eaux, le Silurus aristotelis est présent en Grèce. Originaire des grands fleuves d'Europe centrale (Danube,Dniepr, Volga), le silure se trouve aussi dans les bassins versants des Mers Nore, Caspienne et Baltique.
Introduit il n'y a pas si longtemps que ça dans nos eaux (vers 1870), on peut penser que s'il y a dans nos eaux des sujets de 100 Kg...nous aurons dans quelques années de trés gros silures en Saône, Rhône et Loire.

Mode de vie

Le Silure apprécie les eaux calmes et troubles dés lors qu'elles sont en plus profondes. Il y trouve ses postes dans des fosses, prés des piles de pont, autours de grosses roches ou de branchages immergés.
C'est un carnassier. Au fond, il chasse la brême, la tanche et d'autres poissons de même taille mais il vient aussi en surface attraper le gibier d'eau. Le jeune silure est sexuellement mature vers 4 ans. Il pèse alors entre 3 et 5 Kg. Pour se reproduire, le mâle construit un nid grossier, qu'il tapisse de végétaux et quand l'eau est à environ 20°C, la femelle pond.
Le mâle monte la garde jusqu'à l'éclosion qui intervient au bout de trois semaines (3 ou 4 jours seulement dans une eau à 22°C). Heureusement l'immense majorité ne survivra pas !
Sa croissance est rapide avec 2 à 3 kg par an lors de premières années d'existence. Il est noté des croissances telles que : 5 ans = 8kg pour 70 cm, 10 ans = 20kg pour 120 cm.
Grégaire principalement durant sa période juvénile, le silure vit en petits groupes.. Il a une activité essentiellement nocturne durant laquelle il n'hésite pas à remonter de ses fonds pour chasser.

Pêche

Au leurre - Choisissez un canne ayant une actio parabolique, de 3,30 mètres et d'une puissance de 4 livres. Elle doit permettre de lancer des leurres et poissons de 100gr. Pour être tranquille le moulinet doit contenir au moinst 200/250 mètres de Nylon 50/100. Le bas de ligne peut être une tresse solide (30 Kg) avec en bout un hameçon triple n°1/0 que vous prendrez soin d'éguiser avant de l'utiliser. Pour aguicher le silur, une cuillièr de 70 g décorée d'un leurre souple blanc, fait trés bien l'affaire. Pour ceux qui bricole, un chausse pied en inox est un bon truc. Il suffira de le percer à ses extrémités pour y attacher la ligne et les hameçons. La taille de la bouche d'un silure s'en accomodera trés bien.
Au mort manié - Vous pouvez utiliser la même canne et utiliser un rotengle, un gros gardon, ou même une brème. Pratiquer la même monture à mort manier que pour le brochet quitte à plomber le poisson mort pour trouver la bonne profondeur. Equipez votre monture de 2 ou 3 hameçons triple inox n°1. Donner un mouvement oscillant au poisson pour faire croire qu'il est en vie.
Au vif - La même canne peut être utilisée. Ceci étant le montage est un différent. Pour la ligne , faite en sorte que toute la ligne soit démontable (flotteur , plombée , bas de ligne). Utilisez un flotteur en mousse coulissant à oeillets,un bas de ligne en tresse. En fonction de la nature du fond et de son encombrement, vous réglerez votre ligne pour que votre vif nage à environ 1,50m du fond.

Voir les photos

Nom scientifique : Tinca tinca
Famille : Cyprimidés
Autres noms : Tinque, Beurotte, Tanca, Tanque - Anglais : Tench
Poids maximum : 6 kg (1 à 2 kg)
Taille maximale : 60-65 cm (15 à 30 cm)
Durée de vie : 20 ans
Période de frai : Mai à Août
Ponte : environ 300 000 ovocytes par kg.

Le corps épais et trapu de la Tanche supporte de minuscules écailles bien implantées dans une peau recouverte de mucus. Sa bouche est encadrée par 2 barbillons. Toutes les nageoires de la Tanche ont leurs extrémités arrondies. De plus chez le mâle, le 2e rayon des nageoires ventrales est plus épais que chez la femelle.
Avec son dos de couleur vert-olive ou un peu plus brun, la Tanche à des flancs avec des reflets cuivrés. Son ventre estjaune clair.

Implantation

La Tanche est originaire de Sibérie. Sa dispersion à travers l'Europe date du Moyen Age.
Aujourd'hui, la Tanche n'est pas présente en Ecosse et en Scandinavie. Ce poisson qui s'adapte trés facilement a fait l'objet d'introductions sur d'autres continents, en Australie, en Afrique et aussi en Amérique du Nord.

Mode de vie

L'hiver, la Tanche se protège en s'enfouissant dans la vase et attendra le printemps pour en sortir et reprendre une vie plus active, mais toujours très calme. La Tanche reste un poisson méfiant, qui ne fréquente pas ou très peu les bordures et qui fuira à la moindre vibration. Aussi, les habitués le savent bien, les coups de marteau pour planter les piquets et les piétinements sont à éviter. De même, si vous avez la chance de repérer des fouilles en bordure et à proximité d'herbiers, évitez ce réflexe d'amateur qui consiste à "débroussailler" le coup. Les Tanches déménageront bien vite et vous risquez surtout de ne plus les revoir. Décalez plutôt votre poste de quelques mètres et faites ce qu'il faut pour les attirer vers vous...sans les déranger. La Tanche se mérite ! Plusieurs techniques peuvent s'appliquer pour ce poisson.
La tanche peut se pêcher au Feeder. Vous la trouverez au fond, avec une canne de 3,50m, équipée d'un moulinet avec quelques 120 mètres de nylon fin. Sans chercher à lancer sur une longue distance, vous chercherez à atteindre ces fonds de vase où vous avez remarqué les fouilles caractéristiques de la Tanche, faites de petites bulles remontant discrètement à la surface. L'utilisation de l'amorçoir (Feeder) sans être indispensable, permet d'attirer la timide en libérant sur le coup amorce et asticots. Si vous renoncez à ce type de pêche, un plomb de lond de 20 ou 30g et un bouquet de 2 ou 3 asticots feront tout autant l'affaire du fait d'un lancer moins bruyant et sans effrayer le poisson par une abondance soudaine de nourriture qui puisse l'inquiéter. Si vous avez une longue canne à emmanchement, vous pouvez aussi tenter de travailler un coup à Tanche. Un montage à élastique est indispensable. Avec un scion creux, l'élastique passé dans les deux derniers brins, devra pouvoir encaisser la force d'une Tanche dépassant les 3 livres, ce qui représente déjà un beau poisson. Avec un corps de ligne en 12/100, vous pouvez utiliser une empile nylon de 10/100 armée d'un hameçon dont la taille peut varier du 14 au 18 suivant l'esche que vous avez décidée d'employer. Vous devrez aussi tenir compte de la taille des Tanches qui fréquentent les lieux. Pour équilibrer avec précision votre montage, une olivette suivie d'un plomb de touche, suffisent. La touche de la timide Tanche est très discrète et sa méfiance lui fera relâcher l'esche si elle sent la moindre résistance. Quelle que soit la technique employée, la question de l'amorçage est un point sensible qui ouvre bien des discussions entre pêcheurs. La seule certitude est que la Tanche est un poisson qu'on peut qualifier de "gourmet" et non de "gourmand'. Aussi, ce Cyprinidé optera très certainement pour un menu frais et fin. Fort de cette opinion sur laquelle de nombreux pêcheurs s'accordent, nous limiterons nos conseils aux points suivants:
- Préférez une amorce d'une couleur foncée.
- Quelle que soit l'amorce que vous utiliserez ou confectionnerez, tamisez.
- Ajoutez à l'amorce, une bonne quantite de casters. Le fait de les avoir congelé évitera d'éclater trop vite les boules d'amorce. Vous pouvez aussi et dans les même conditions utiliser du fouillis.
- Enfin la proportion de conposants collants tels que pain d'épice ou gaude sera en fonction de la profondeur à atteindre ou du courant si vous pêchez en rivière. Appliquez vous dans ce choix car vos boules d'amorce doivent arriver au fond et une fois en place offrir aux Tanches le menu préparé.
Expériences vécues : La Tanche aime le sucré mais aussi les farines d'origine animale... n'hésitez donc pas à utiliser le pain d'épice ou le coprah, voir lors d'une autre sortie les farines à base de crevette ou de poisson. Ces composants, sucrés ou salés feront merveilles avec des amorces comme la "3000 SENSAS Tanches" ou la "VAN DEN EYNDE Secret"
Une amorce collante
3 volumes de Chapelure rousse
2 volumes de Coprah mélassé
2 volumes de Farine de pain d'épice
1 volume de Tourteau de mais
1 volune de Farine de noix
1 volume de jaune de Hollande
Aprés avoir tamisé, ajouter 2 ou 3 volumes de Casters congelés
Préparez votre coup en jetant 5 boules taille "pétanque"

Voir les photos

autres noms: truite d’élevage, truite blanche, truite d’alevinage,
truite de pisciculture.
Présentation

Ce poisson vit à l’état sauvage dans de nombreux cours d’eau d’Amérique du Nord, où il I peut atteindre des tailles et poids considéra- I bles (jusqu’à 10 kg). Il a été importé en c France vers le début du siècle et sa produc
tion industrielle en pisciculture (relativement facile) a atteint un important développement, se chiffrant annuellement en milliers de tonnes. La tentation était forte de repeupler les rivières et les lacs avec des truites arc-enciel, mais dans l’état actuel des connaissances scientifiques et des conditions de pêche, les
rares cas de reproduction naturelle dans un milieu sauvage sont limités à quelques lacs pyrénéens.
En France, la truite arc-en-ciel constitue le produit type du poisson d’alevinage surdensitaire, destiné à faire plaisir à beaucoup d’adhérents de sociétés de pêche. On peut dire que ce poisson remplit une fonction sociale de détente et de plaisir auprès des pêcheurs les plus défavorisés, qui n’ont pas la possibilité ou les connaissances pour aller traquer les véritables truites sauvages. C’est aussi le peuplement de base des «réservoirs».

Description

Sa forme générale rappelle celle de la truite fario avec un corps plus renflé et une robe parsemée de petits points noirs jusque sur les nageoires dorsale et caudale; ses flancs émettent des reflets brillants violacés. Le ventre est d’un blanc virant au jaune sale. Les marques d’élevage en pisciculture sont très visibles, surtout si l’on observe les nageoires usées par les frottements dans les bassins (cette indication est aussi valable pour les truites fario de pisciculture).

Habitat

À proprement parler, la truite arc-en-ciel n’a pas d’habitat puisqu’on la trouve presque exclusivement là où elle a été immergée après un voyage en camion depuis la pisciculture. Comme elle n’a pas l’habitude de résister au courant, elle se laisse emporter jusque dans les gouffres paisibles où tout un banc d’arcen-ciel se reforme spontanément. En réservoir, elle se déplace au gré des courants internes, selon la température de l’eau et la quantité de nourriture disponible.
Ecologie
La truite arc-en-ciel supporte sans dommage des températures élevées (jusqu’à 250) et sa reproduction artificielle en pisciculture est très bien maîtrisée. On peut donc l’utiliser pour aleviner les plans d’eau et les rivières de plaine, malgré des pointes de température estivale toujours fatales à la truite fario. Sa croissance contrôlée est extrêmement rapide.

Habitudes alimentaires

Poisson très vorace se nourrissant de toutes les proies animales et végétales qui se trouvent dans l’eau et en surface.

Indications générales
pour la pêche
L’arc-en-ciel mord à tous les appâts, de préférence volumineux (plutôt des lombrics que des vers de vase), et surtout aux leurres vibrants tels que les cuillers. Avec sa défense puissante, elle constitue un remarquable poisson de sport et d’apprentissage pour la pêche à la mouche artificielle sèche et noyée en rivière, en parcours touristique ou en réservoir. Notons que la loi peut autoriser le commissaire de la République à supprimer la taille légale de capture de la truite arc-en-ciel sur les cours d’eau et lacs de la 2e catégorie.

Intérêt des captures

• Pêche de détente, voire sportive, grâce à
sa défense puissante.
• Poisson de peuplement des réservoirs.
• Excellente valeur culinaire.

Voir les photos

Nom scientifique : Salmo trutta fario
Famille : Salmonidés
Autres noms : Fario, Belle mouchetée, Sauvage - Anglais : Brown trout
Poids maximum : 300 à 500 g (jusqu'à 10 kg)
Taille maximale : 20-50 cm (jusqu'à 1m)
Durée de vie : 4 à 6 ans (jusqu'à 10 ans en lac)
Période de frai : Novembre à Janvier
Ponte : 2 000 à 4 000 ovocytes par kg

La morphologie de la truite de rivière dite "Fario" ne présente pas de différences notables avec la truite de mer. Les caractéristiques communes aux différentes truite sont d'avoir un corps fusiforme et élancé, une tête assez grosse avec une bouche bien fendue, de petites dents sur les machoirs la voute et la langue. Elles ont en plus en commun d'avoir une nageoire de petite taille et adipeuse entre la dorsale et la caudale et enfin une peau lisse même si elle est belle et bien recouverte de petites écailles. Le tube digestif de la truite est court. Elle a par contre un estomac développé parfaitement conforme à son alimentation. Les sensibilités olfactive et gustative de la truite sont particulièrement développées. Les couleurs de la truite de rivière sont variables et ce en fonction de son habitat. Le dos est foncé avec des nuance de noir, gris bleu-vert ou brun-vert plus ou moins sombre. Les flancs de cette truite sont brun-jaunes tachetés de point noirs et souvent de points rouges. Son ventre est plutot blanc, voir parfois jaunâtre. En fonction de son environnement les cellules pigmentaires influent sur la couleur de sa robe. Il y a là une faculté de camouflage. Ceci étant, la génétique garde une influence non négligeable sur les variantes de couleurs et permet même de différencier les populations natives ou introduites, voir même de repérer leurs hybrides.

Implantation

La truite de rivière est originaire de l'émisphère nord de l'Europe. et son extention fut possible aprés la dernière époque glaciaire. Ainsi son aire de répartition couvre l'Europe septentrionale, centrale et occidentale. Il existe une forte diversité génétique dans cette espèce ceci au point de trouver plusieurs sous-espèces en divers régions. Suite à de trés nombreuse introductions, la Fario est implantée dans bon nombres de pays sur tous les continents.

Mode de vie

Cette truite bien que considérée sédentaire contrairement à la truite de mer, ne l'empêche pas d'effectuer d'importants déplacements (5 à 20 km) dans le réseau hydrologique. Elle est une poisson d'eaux vives et demande une importante quantité d'oxygène. Ainsi une eau claire, peu ou pas chargée en particules aura sa préférence. C'est donc logiquementqu'on la trouve à une certaine altitude, dans les rivières et les torrents mais aussi dans les lacs. A ses préférences d'habitat, on notera que la nature des fonds est tout aussi important.
La truite de rivière en fonction de sa taille possède un territoire plus ou moins vaste. Il comprend aussi bien une zone de repos qu'une zone de chasse que la truite n'accepte pas de partager avec ses congénères. Ce comportement est flexible en fonction de la hiérarchie sociale qui s'applique dans le monde de la truite. On peut ainsi constater certains regroupements pour l'hiver lorsque les températures baissent.
D'octobre à décembre, la migration pour la recherche de frayères s'effectue principalement la nuit. L'amplitude de ces déplacements peut être important de même que le retour d'un géniteur vers sa zone de chasse peut être rapide. La truite de rivière est un poisson carnivore. Elle consomme aussi bien des invertébrés que des insectes aussi bien aquatiques qu'aériens. Au dessus d'une taille de 30 cm, elle consomme principalement de petits poissons comme les Vairons, les Chabots ou les alevins de Perches. Se régime la conduit parfois a des actes de cannibalisme.
Pour la capture de ses proies, la truite adopte trés souvent la technique de la nage stationnaire. Sa vision lui permet de repérer facilement sa nourriture. Son activité est aussi bien diurne que nocturne et varie en fonction de la saison.
En hiver, la truite Fario diminue ses dépenses énergétiques pour se nourrir et va jusqu'à ne plus s'alimenter pendant de longues semaines. Elle compensera ce jeûne le printemps suivant avec une forte activité entre avril et juin. Une autre période de forte activité est à remarquer entre septembre et octobre. Mais celles-ci est le prélude à sa période de reproduction qui demande une importante énergie.
La maturité sexuelle de la truite Fario est généralement atteinte à 3 ans. La ponte hivernale intervient dans des eaux froides, idéalement à 6°C. Elle intervient sur une frayère qui a des caractéristiques trés pécifiques. Il faut tout à la fois du courant, une faible hauteur d'eau et une granulométrie du substrat qui convienne.
Aprés le creusement d'une cuvette de quelques 10 cm de profondeur, la Fario y déposera ses oeufs que le mâle viendra aussitot féconder. La fécondation dure environ 40 jours dans une eau à 10°C. La croissance de la truite de rivière dépend de son environnement (température, nourriture). Elle est relativement lente dans les torrents que dans les lacs.

Pêche

Le jour d'ouverture venu, de nombreux pêcheurs se retrouvent sur les bords des cours d'eaux de 1ere catégorie. Ce grand rendez-vous est le moment de retrouver le plaisir de la pêche, et l'éternel défi de capturer quelques truites.
La pêche au toc est sans doute la technique préférée des amateurs. Ils vont ainsi repérer et jauger les postes sur lesquels ils reviendrons très vite, tout en espérant un succès immédiat en ce jour mémorable de début de saison. Mais quel esche utiliser ? La teigne reste la star des esches. Cette larve qui peut être utilisée aussi bien en rivière qu'en ruisseau, reste très appréciée par la truite et ce tout au long de la saison de pêche.
L'eau étant encore froide au moment de l'ouverture, la truite est encore peu active et se mérite. Souvent callée sur des positions calmes, il ne faut pas s'attendre à la trouver en plein courant. Opportuniste et encore peu disposé à dépenser trop d'énergie pour se nourrir, ce poisson attrapera ce qui passe naturellement devant lui.
Le bas de ligne en 12 ou 10/100ème, suivant qu'il y a plus ou moins d'eau, sera équipé d'une plombée légère. Tout est dans la finesse. En commencant avec un n° 6, suivi de 2 plombs n° 7, terminez côté hameçon par un n° 8. Ce dernier plomb ne doit pas être trop serré afin de vous permettre de le remonter ou de le descendre vers l'hameçon. Cela peut vous aider à mieux présenter la teigne qui armera votre hameçon n° 12 ou 14. Laisser dériver lentement l'appât vers un poste calme. Une discrète retenue du fil donnera juste ce qu'il faut d'animation pour éventuellement attirer l'attention d'une truite prête à mordre. Mais attention, le ferrage sera un moment crucial. Immédiat et ferme, il peut aider à prendre une curieuse timide et dans tous les cas à ne pas laisser le poisson engamer trop profondément. Si vous voulez épargner la truite, et ce qu'elle fasse ou pas la maille, ne pas lui massacrer la bouche est essentiel. Et qui plus est, comment ne pas éprouver plus de plaisir encore en pratiquant une pêche propre... Aussi n'hésitez pas à employer des hameçon sans ardillons.

Voir les photos

Nom scientifique : Phoxinus phoxinus
Famille : Cyprinidés
Autres noms : Vairon - Anglais : Minnow
Poids maximum :
Taille maximale : 7 à 14 cm
Durée de vie : 3 à 6 ans
Période de frai : mai à juillet suivant les régions
Ponte : 1 000 à 5 0000 ovocytes.

Le corps du Vairon est allongé et cylindrique, Son museau est arrondi et la bouche est de petite taille. Le dos du Vairon est gris-vert avec des raies transversales foncées, les flancs sont argentés, le ventre blanc. Les écailles sont petites (80 à 90 dans une ligne longitudinale). La ligne latérale claire est généralement interrompue dans la partie postérieure.

Implantation

Le Vaisron est un poisson trés commun en Europe, implanté du Nord de l'Espagne jusqu'à l'Oural. Il est par contre absent dans le sud de l'Italie, dans une bonne partie de l'Espagne ainsi qu'en Corse.

Mode de vie

Le Vairon fréquente les eaux claires à faibles courants. Il occupe des habitats peu profonds avec de nombreux herbiers ou branches et préfère les fonds composés de graviers. Il fréquente aussi les lacs d'altitude (jusqu'à 2 500m). Ce petit poisson est grégaire et se montre trés actif. Des études démontrent que les bancs sont constitués pour les 3/4 de regroupements familiaux. A proximité d'un prédateur comme le brochet, les Vairons se regroupent en bancs serrés et dressent leurs nageoires. Ce signe d'alarme informe chacun d'un danger immédiat.
Le Vairon est vorace. Il consomme aussi bien des végétaux (algues), que de petits animaux (larves, oeufs de poissons). Dans les lacs, ce poisson apprécie de petits crustacés voir des larves de Crégones.

La maturité sexuelle du Vairon intervient à l'age de 2 ou 3 ans. En période de fraye, le mâle prend des couleurs vives (ventre rouge). Le ponte fractionnée intervient dans une eau à 10°C peu profonde. sur des fonds graveleux. L'incubation durera moins d'une semaine dans une eau à 13°C.

Pêche

Le vairon est très recherché par les pêcheurs de truite pour servir d'esche. Il se pêche au coup très facilement.

Voir les photos

Nom scientifique : Leuciscus leuciscus
Famille : Cyprinidés
Autres noms : Vandoise commune - Anglais : Dace
Poids maximum : 1kg (moy. 100-200 g )
Taille maximale : 40 cm (moy. 15 à 30 cm )
Durée de vie : 15 ans (moy. 10 ans )
Période de frai : Avril à juin
Ponte : 8 000 à 10 000 ovocytes

Les vandoises ont les yeux jaunes et le corps plus fin que les gardons auxquels elles ressemblent. Elles ont le ventre et les flancs argentés et si leurs nageoires dorsale et cadale sont d'un gris plutot foncé, les nageoires pelviennes et anales sont d'une teinte jaune. Cette couleur se retrouve au niveau de l'iris. Sa bouche est petite et moins fendue que celle du chevesne.

Implantation

La Vandoise est présente pratiquement partout en Europe (du nord des Pyrénées et des Alpes jusqu'en Sibérie). Elle reste absente de l'Ecosse où elle a été pourtant introduite, et de la Norvège.

Mode de vie

Les vandoises vivent en rivière. Elles aiment les eaux claires et pures mais aussi rapides, elle vit de préférence sur des fonds de graviers. Grégaire, la vandoise vit en banc, parfois important (150 individus) lorsqu'elle est de petite taille. Durant la journée, la Vandoise peut rester relativement statique en attendnat l'aube ou le crépuscule pour reprendre de l'activité. Pour se nourrir d'invertébrés, de larves d'insecte ou d'insectes (aussi bien aquatiques qu'aériens), elle fréquente aussi bien le fond que la surface. Sur un cours d'eau, au beaux jours, la vandoise aime se tenir vers la surface à l'ombre des arbres tandis que l'hivers elle trouvera refuge dans le calme des profondeurs.
A maturité sexuelle de la Vandoise est variable suivant les régions. Ainsi elle intervient vers 2 ans dans les régions méridionales alors qu'il faudra compter 4 ans dans les autres régions. La ponte est possible dans une eau à plus de 11°C est se produit en avril, voir mai ou juin pour d'autres régions. L'incubation peut durer jusqu'à 30 jours dans une eau à 12°C. La cohabitation de la Vandoise et du Chevesne est fréquente et est souvent au détriment de la Vandoise qui plus exigeante sur le plan écologique.

Divers

Divers éléments utiles.

Lune

La lune aujourd'hui

La Lune

Lever du soleil :
06:29
Coucher du soleil :
18:24

Galerie



Image de la galerie aléatoire.

image de la galerie

Documents utiles

Application Android
GVOC

Application Android

Nous avons fait une application Android, lien vers la page de téléchargement, où vous trouverez les informations que nous mettons dans le livret. Cette application est identique au dépliant, et au livret, mais sur un autre support.